Reconnaître l’engagement citoyen au travers du CV citoyen (vidéo)

Notre mode d’évaluation de la personne ne prend pas bien en compte les valeurs partagées ni les savoirs et compétences acquis à l’extérieur de la sphère professionnelle.

La diversité de la société est telle qu’elle soulève une kyrielle de questionnements : est-ce que la parité homme/femme est respectée ? Est-ce qu’on donne leur chance aux jeunes ? Est-ce que l’on écoute les seniors ? Est-ce que l’on est capable d’entendre des gens qui n’ont pas eu le bon diplôme à vingt ans ?

L’enjeu de la diversité est donc de réussir à regarder l’ensemble de la personne, de regarder tout son parcours, et pas seulement son parcours scolaire. Et d’accepter la pluralité des vécus et des idées. Par exemple, il ne s’agit pas de regarder uniquement ce que la personne a réalisé professionnellement, mais aussi extra-professionnel : des talents sont acquis lors d’actions personnelles et citoyennes. Ne pas se limiter au professionnel, c’est l’ambition du CV citoyen qui a fait l’objet de l’amendement Odis.

Plus loin, il ne faut pas uniquement prendre en compte ce qui a été réalisé. Il y a aussi ce qui a été essayé. Parce que ceux qui réussissent le plus, c’est ceux qui essayent, et donc échouent, le plus. Comment faire pour valoriser l’échec ?

La vraie diversité, c’est donc de comprendre la totalité des socioprofils possibles et existants, afin de les intégrer dans la société et dans l’ensemble des organisations. Il faut en conséquence réformer l’école, le mode managérial, le mode de valorisation. Ne regarder que le diplôme, c’est prendre le risque de passer à côté de l’essentiel de la personne. Mettre en perspective l’ensemble des aspects de la personne, c’est la respecter.